mercredi, 18 juin 2008

l'Art Conptemporain Arabe au Palais de la Culture d'Alger








EXPOSITION D’ART CONTEMPORAIN ARABE AU PALAIS DE LA CULTURE
Modernité , créativité et découverte

16 Septembre

Une exposition qui vaut vraiment le détour de par la fraîcheur, l’originalité et la qualité des oeuvres proposées...

Une magnifique exposition d’art contemporain arabe se tient actuellement au Palais de la culture Moufdi-Zakaria. Elle vaut vraiment le détour par la fraîcheur, l’originalité et la qualité des oeuvres qu’elle propose. C’est la première fois qu’un pays du monde arabe accueille une exposition qui retrace le parcours singulier de l’art moderne et contemporain arabe. L’exposition, constituée à partir de la prestigieuse collection de l’Institut du Monde arabe de Paris, co-organisateur avec le Musée d’art moderne d’Alger, est complétée par des prêts d’oeuvres du Musée national des Beaux-Arts d’Alger, ainsi que de prêts de quelques artistes. Elle comprend 70 oeuvres remarquables de par leur dimension plastique et leur grand format qui pour leur majorité, sont montrées pour la première fois en Algérie. La richesse de cette exposition permet de rendre compte de toutes les phases de l’art contemporain arabe, de sa naissance à nos jours, de découvrir des générations d’artistes, des pionniers aux nouveaux créateurs. Aussi, des oeuvres relevant de plusieurs disciplines y sont présentées: de la peinture, gravure, sculpture, au dessin, en passant par les installations et la vidéo. Cette exposition permet aussi de rendre compte des grandes tendances représentatives de cet art, ainsi que les différentes expressions dans les régions du monde arabe (Maghreb, Machreq, pays du Golfe) et la diaspora. Elle présente de nouveaux plasticiens qui, sensibles à la notion de liberté dans leurs thèmes et leurs approches, développent des procédés novateurs liés notamment, aux nouvelles technologies de l’image comme cette installation faite à base de pellicules... Cette exposition est à visiter jusqu’au 12 octobre pendant que se poursuivent les aménagement du siège du Musée national d’art moderne et contemporain qui tarde à voir le jour, au niveau des anciennes «Galeries algériennes» ou centre commercial de la rue Larbi Benmhidi. «Le monde arabe recèle un potentiel artistique immense mais, encore trop souvent, ses individualités n e peuvent briller qu’à l’étranger. Il est temps qu’elles disposent chez elles, là où sont les sources de leur inspiration, du soutien et de l’admiration des leurs. Les pionniers de l’art contemporain arabe, comme leurs successeurs, ne sont-ils pas parmi nous à la fois les artisans et les ambassadeurs de la beauté alliée à la modernité? Ils nous indiquent des voies par lesquelles il est possible d’être soi-même et d’honorer son héritage ancestral dans une vision audacieuse de l’avenir», souligne Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture , dans sa préface. Et M.Dominique Baudis et M.Mokhtar Taleb-Bendiab, respectivement président et directeur général de l’Institut du Monde arabe d’indiquer: «Derrière les oeuvres exposées ici se résument trois décennies environ de recherches et de dialogues, d’hésitations et parfois de réussites remarquables. Dans sa pluralité qui nous interpelle, la collection apparaît comme un miroir où se croisent les multiples démarches originales qui représentent les divers aspects de l’art et la pensée contemporaine arabe depuis les années 50. Elle est motivée par un fait historique, à savoir que cette période correspondait à une certaine prise de conscience qui s’est manifestée dans les domaines de la pensée et notamment de l’art. Dans le champ des arts plastiques, des groupements d’artistes ont contribué à cette dynamique intellectuelle et ont repensé la problématique de la création dans une relation dialectique entre le spécifique et l’international.» En effet, il n’est pas surprenant de constater à travers cette exposition des visions bien ancrées dans le réel malgré leur style abstrait des témoignages de l’engagement de l’artiste dans son temps et son implication dans le développement socioculturel de l’univers qui l’entoure ou dans lequel il évolue. Ainsi, on peut remarquer ce tableau relatif à l’attentat du 11 septembre aux USA ou encore ces rectangles blancs qui ressemblent à s’y méprendre à des cercueils (oeuvre de Zineb Sedira)...Les portraits, ceux dit rares, traduisent une belle dextérité à manier le pinceau. On ne peut aussi que rester contemplatif et admiratif devant ces tableaux fascinants, intrigués parfois et émus devant ces vidéos ou ces sculptures en bronze...«Les temps modernes s’acheminent vers une conception de l’art radicalement différente de toutes celles que l’on a connues. L’artiste arabe a été amené à recréer à la fois sa société et l’univers, à la mesure de ses désirs et de ses possibilités d’intervention, sans perdre pour autant le fil qui le lie au patrimoine originel. On comprend ainsi le sens et l’intérêt de la présentation chronologique retenue dans cette exposition et abordée à la manière d’une "sociologie historique". Quelles que puissent être les divergences de vues dans l’appréciation de la valeur des oeuvres, dans la démarche de tel ou tel artiste, dans les particularités propres à chaque pays arabe, l’art moderne et contemporain s’est constitué un champ d’expression originale qui justifie la réalité de son existence, aujourd’hui universellement admise», explique Noureddine Feroukhi, commissaire de cette belle exposition et néanmoins artiste plasticien émérite.
A voir!

O. HIND - source press






Exposition-Art Contemporain arabe

Quatre enseignements en beauté

C’est sans doute l’une des plus intéressantes expositions internationales de peinture moderne et contemporaine montée en Algérie depuis l’indépendance. 

Avec soixante-dix œuvres représentant chacune un artiste, l’exposition offre un panorama complet de l’évolution des arts plastiques dans le monde arabe en terme de tendances, d’écoles et de recherches, depuis le premier quart du XXe siècle jusqu’à nos jours. On peut s’y délecter de la qualité et de l’originalité des créations, en se laissant aller simplement à l’effet des couleurs et des formes, à la richesse des thèmes et des motifs ou aux subtilités des techniques et des compositions. Mais ce bonheur des yeux serait incomplet sans une considération des découvertes, que l’exposition apporte du point de vue de la connaissance d’une « aventure créative » unique en son genre. Jusque-là, la peinture du monde arabe nous était connue qu’à travers quelques individualités et sans doute, beaucoup moins que l’art européen ou occidental qui dispose de moyens de promotion conséquents. C’est là aussi, un fait de l’isolement culturel de l’Algérie en manque d’échanges et de contacts artistiques internationaux de haut niveau. Quatre enseignements se dégagent de cette exposition. Premier enseignement : l’art contemporain arabe est indissociable de l’art contemporain universel et il en a suivi l’évolution sans grand retard, étant même parfois, étonnamment à la page. On notera ainsi qu’en 1938 déjà, à l’initiative de peintres et d’écrivains, se créa au Caire le groupe Art et Liberté qui se réclamait du surréalisme et était en contact direct avec le mouvement créé par André Breton. Quand on sait que c’est par l’orientalisme que les premiers artistes arabes accédèrent à la peinture au début du XXe siècle, on mesure mieux l’accélération incroyable de leur évolution picturale. Deuxième enseignement : pour être intégrés à l’art moderne universel, ces nouveaux créateurs recherchèrent d’emblée à le combiner à leurs patrimoines, soucieux d’accompagner les revendications indépendantistes. Ainsi, ils allèrent tous puiser le suc de leur modernité dans la calligraphie arabe ou les signes mésopotamiens, pharaoniques, phéniciens et amazighs. Troisième enseignement : ces évolutions, qui se déroulaient dans chaque pays, ont connu un parallélisme remarquable sans que des liens n’existent entre les communautés nationales d’artistes, sinon par des échanges limités au sein de la diaspora. On voit ainsi, les mêmes étapes se dérouler au Maghreb et au Machreq par une sorte de déterminisme culturel, aboutissant aujourd’hui dans les nouvelles générations à des approches aussi similaires. Quatrième enseignement : les œuvres algériennes présentes dans cette exposition, et qui relatent de manière correcte les grandes étapes de l’art national, amènent à penser que celui-ci n’a pas « à rougir » comparativement de sa qualité et de son audace créatives. Au-delà des signatures connues de pionniers (Ali Khodja, Baya, Benanteur, Issiakhem, Khadda, Mesli), d’artistes contemporains confirmés et de jeunes créateurs engagés sur de nouvelles voies, on notera l’événement que constitue la première apparition de Mahdjoub Ben Bella, immense artiste né en 1946, et qui souffrait jusque-là de n’avoir jamais été invité dans son propre pays. L’idée d’une grande exposition de ce peintre mériterait l’attention. Mais chaque individualité est à découvrir dans cette exposition. Chaïbia Tallal la Marocaine , décédée en 1994, cousine symbolique de notre Baya, car complètement autodidacte, et dont les œuvres « spontanées » sont fortement cotées dans les enchères d’art. Mohamed Sami, le sculpteur koweitien aux personnages tourmentés en bronze. Mouna Saoudi, sa collègue jordanienne, une des rares femmes sculpteur, dont la Femme-oiseau de marbre semble si légère. Zeïd Fahrelnissa, irano-jordanienne avec ses Bédouines aux couleurs chatoyantes. Abdehadi Al Gazzar, alexandrin né en 1925, précurseur avec son univers onirique qui rejoint dans l’esprit, celui de sa compatriote Nada Hamad, née en 1924, au Caire. Soleïman Mansour le Palestinien dont il faut absolument voir le tableau La foule, véritable tourbillon humain d’une angoissante beauté. Awad Al Shimi qui, comme son nom l’indique, est un alchimiste de la gravure (s’arrêter devant son Odalisque, chef-d’œuvre de maîtrise et d’atmosphère). Autre pionnier, Mohamed Melehi, né en 1936 au Maroc, obsédé d’ondes très contemporaines. Zineb Sedira, l’Algérienne de Londres dont l’art emprunte les chemins de la photo et de la vidéo. Nada Akl, la Libanaise qui excelle dans un hypersurréalisme aux ambiances feutrées. Adel El Siwi, né en 1952 en Egypte et dont le travail se rapproche tant de celui d’Issiakhem, qu’on pourrait s’y tromper. Shadia Alem, née en 1960 en Arabie Saoudite, y vit et y expose des installations audacieuses. Vraiment, chaque artiste est une découverte dans cette exposition constituée de la collection de l’Institut du Monde Arabe de Paris (exposée pour la première fois dans sa totalité hors de France) et les prêts du Musée national des Beaux-arts d’Alger et d’une douzaine d’artistes. L’intérêt de l’exposition tient aussi à la scénographie, réalisée par des professionnels français, selon les meilleurs standards internationaux (disposition, supports, éclairage, respect des distances de vue et de déplacement des visiteurs…). Tout cela met en évidence la nécessité de former chez nous des spécialistes en la matière, comme envisagé dans le cadre du MAMA (Musée d’Art moderne et contemporain d’Alger). Celui-ci devait ouvrir ses premiers niveaux avec cette exposition. Selon nos informations, bien que le chantier ait respecté ses échéances, des retards dans la livraison d’équipements techniques auraient empêché cette pré-inauguration, ce qui explique son déplacement au Palais de la culture Moufdi Zakaria. L’ouverture devrait avoir lieu le mois prochain avec l’exposition « Regards des photographes arabes contemporains ». Pour l’instant, il y a de quoi voir, apprécier et s’émerveiller du 7 septembre au 12 octobre. Enfin, comment ne pas se demander pourquoi l’Algérie est un des rares pays du monde arabe à ne pas organiser de biennale internationale d’art, aussi attendue par les artistes que par les amateurs d’art ? Espérons que la présente exposition suscitera un élan.

Ameziane Ferhani - el watan le 06 sept 2007


















































dossier de press :
http://www.cultureldjazair2007.com/presse/Dossier%20de%20...

samedi, 07 juin 2008

Les bijoux de Beni Yenni


Les bijoux kabyles de Beni Yenni

Les bijoux kabyles de Beni Yenni



Les bijoux kabyles sont fascinants et leurs succès dépassent les frontières de la Kabylie et de l'Algérie même.


Le bijou kabyle est indissociable des costumes que portent les femmes kabyles. Il joue un rôle essentiel dans la vie sociale féminine. Ces bijoux en argent, finement ciselés, filigranés, rehaussés de pierres de corail proviennent du village de Beni Yenni.

La fabrication restant le plus souvent traditionnelle, les bijoux sont travaillés avec art sur une minuscule enclume qui demande un doigté d'exception.

La particularité des bijoux kabyle est la présence d'émaux de couleurs différentes (bleus, verts, jaunes) qui contrastent avec le rouge vif du cabochon en corail serti. L'émail (pratiquée pour colorer les bijoux) est une poudre qui se compose en général de sable, de minium, de potasse, et de soude finement broyés. La technique de l'émaillage est réalisé en prenant soin de délimiter les parties à teindre en soudant des fils en argent. L'artisan kabyle est un orfèvre, il a une très grande connaissance de son travail allant jusqu'à obtenir de très subtiles variantes de couleurs.

Il existe différents bijoux kabyles typiques qui sont les suivants :

- L'ihelhalen : Signifie les chevillères. Elles peuvent être de grande dimension et se distinguent par une absence de décoration émaillée sur le corps principal de l'objet. Un gros cabochon de corail ceint de boules en argent vient compléter l'ornementation de la chevillère.

- Le ddah ou amesluh est un bracelet plus petit que la chevillère. il est émaillé ou gravé sur plomb.

- Les fibules se fixent sur l'étoffe par un ardillon à l'intérieur duquel coulisse un anneau. Il en existe de nombreux types, tels que les idwiren et les taharaht qui sont de petites tailles. Les tibzimin quant à elles, sont des fibules de grandes tailles et les ibzimen des fibules triangulaires. Le tabzimt, enfin, est la pièce maîtresse de la parure kabyle. C'est une grande fibule ronde richement décorée et qui se porte sur la poitrine. Cet objet comporte de nombreux filigranes. des émaux, des boules d'argent et une multitude de coraux.

- Le taessaht est un diadème qui est devenu très rare de nos jours. Il était destiné à orner le front. Il présente une décoration faite d'émaux, de gros cabochons de corail ainsi que de boules d'argent.

- Les boucles d'oreille sont de plusieurs types : On retouve les letrak qui sont des boucles d'oreille de type très ancien qui présentent un anneau ovale orné à l'extrémité par des sertissages de corail et d'émaux. Le tigwedmatin est un autre type de boucles d'oreille. Il est composé d'anneaux ornés par du corail aux extrémités, et sont agrémentées de plaques rondes émaillées et pourvues de pendeloques allongées.

Les techniques de fonte et de moulage de l'argent remontent à l'antiquité. Elles étaient courantes dans toute l'Afrique du Nord. La bijouterie de petite Kabylie, proche sur de nombreux points de celle des Aurès, en est l'héritière directe.

La parure complète que doit posséder la mariée de Kabylie est constituée des bracelets, chevillières, boucles d'oreille, du pendentif et du diadème. Ces bijoux anciens sont très lourds, mais les femmes ne les enlevaient jamais, même quand elles se consacraient aux tâches les plus rudes.

mercredi, 28 mai 2008

art numerique de abdelali mouada

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vendredi, 23 mai 2008

Koutama et la civilisation Fatimide»


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Culture : EXPO

«Koutama et la civilisation Fatimide» s’invite à Mila

Tenue au niveau du hall supérieur de la Maison de la culture, pour une durée de deux mois, l’exposition retraçant le parcours et l’œuvre hautement civilisationnels des tribus issues de la branche des Baranis, dans le Maghreb central, à savoir les Koutama, a été officiellement inaugurée, ce samedi 17 en fin d’après-midi, par le responsable de l’exécutif de wilaya accompagné des autorités locales.
Ayant pour thème «Koutama et la civilisation fatimide», cette œuvre d’art surréaliste et envoûtante, préparée spécialement pour l’événement «Alger, capitale de la culture arabe 2007» sort pour la première fois de la capitale pour venir s’inviter à Mila et c’est en soi un grand honneur pour la wilaya qui accueille un tel événement. Impeccablement conçue par Omar Meziani et Zakaria Djehiche, et merveilleusement réalisée par une synographie de Tarak Ouamar et Djazia Cherih, cette exposition replonge le visiteur, par son décor et son fond de musique, dans l’univers féerique des Mille et Une Nuits, surtout quand on a comme guide un certain Ahmed Ribaï, conservateur principal au musée national et commissaire de l’exposition. Selon cette plongée dans l’histoire, les Berbères se divisent en deux catégories : les Baranis, population des provinces et des villes dont les tribus les plus célèbres sont les Koutama, les Zouaoua, les Senhadja, les Eurba, les Houara, les Masmouda et les Adjissa, et les Bitr, habitants des déserts et des régions bédouines. Et ce n’est qu’à la fin du Ille siècle de l’Hégire (début du Xe siècle de l’ère chrétienne) que le missionnaire yéménite Abû Abdellah Echii est arrivé en compagnie de pèlerins en provenance de Koutouma, pour s’installer dans la région de Ikedjane, entre Mila, Jijel et Sétif. Ce fut le point de départ de la mission des Fatimides dont le flambeau a été porté par les tribus berbères des Koutama. Grâce à ces tribus, les Fatimides ont régné sur le Maghreb islamique après avoir anéanti les Allalida, les Rostomides, les Idrissis et les Medrantes. Les Fatimides en référence à «Fatima», car les califes de cette lignée s’affilient à l’imam Ali Ibn Abi Taleb et Fatima Zohra, fille du prophète (QLSSL), en passant par la branche d’Ismaïl, Djaâfar Essadek qui a donné naissance au premier imam des Ismaïlites, Obeid Allah El Mahdi, devenu par la suite premier calife fatimide et c’est sous son règne en 308 de l’Hégire/920 après J.-C. que fut érigée leur première capitale d’Afrique, EL Mahdia, en Tunisie. Parmi leurs plus grandes œuvres, la conquête de l’Egypte, sous le commandement de Djaouchar Essekili à la tête d’une armée de 100 000 soldats et chevaliers issus pour la plupart de la tribu des Koutama. Et c’est sous le quatrième calife fatimide Al Muizz Lidinillah que fut construite la capitale Le Caire en 358 H/969 après J.-C. ainsi que la mosquée El Azhar, trois ans plus tard. Le califat fatimide dura jusqu’en 567 H./1171 après J.-C.. Leur règne figure parmi les périodes les plus radieuses de l’histoire de la civilisation musulmane, notamment sur les plans culturel, artistique, intellectuel, économique et militaire. Une exposition à voir et à revoir car elle nous transporte loin dans un pan entier de notre histoire.
A. M’haïmoud

jeudi, 22 mai 2008

les oiseaux de refus - عصافير الرفض

les  oiseaux  du  refus

 

par Rachida Mohammedi-(traduit de l'arabe)

Toutes les questions relatives à l'identité d'une nation, souvent négligées, tournent autour du fait de savoir comment extirper les herbes du doute qui remettent en cause l'identité . Les cinq sens d'une nation doivent être redéfinis sur de nouvelles strates civilisationnelles qui doivent recouvrir des dimensions des chantiers historiques, là ou nos laboratoires culturels et nos formes urbaines sont soumis à la nécessité de survivre, rien que pour notre chère patrie. Dans le calcul de l'aptitude à la vie, la spécificité de chaque pays, sa mosaïque, est la capacité à se développer plus vite que les autres. Dans notre pluralisme réside notre salut, et dans notre divergence d'avantages de possibilités, une dissection pour connaître les causes de notre disponibilité positive et négative. A ce moment-là, notre étonnement disparaît dans notre manière de traiter les réponses esthétiques et culturelles aux questions de forme et de fond, et aux contenus des contours de notre ouverture permanente à la souveraineté du lieu et des mentalités pour le moins ... Je pense fermement que nous sommes un peuple à l'humeur instable. Cela signifie qu'une partie de nous-mêmes, faite de notre sang et notre chair, nous devons tous interpeller sa conscience, la prendre en main et pourquoi pas baisser son narcissisme ?! Parce que cette minorité esthétique et culturelle est pleine de chants à venir. L'artiste, l'intellectuel, l'artiste cultivé et l'intellectuel cultivé sont notre acquis hormonal qui départage notre origine et notre devenir. Si nous voulons une nation en bonne santé, ce sont eux les "oiseaux" du refus qui tournent la roue du changement, comme le clônage par le feu des couleurs de l'artiste sensuel, le très algérien Abdelali Mouada. Les fondements d'une nation sont donc : le mystère du musicien qui transforme sa toux en une symphonie de nos tristesses, le mystère du peintre qui transforme le café renversé par erreur en une matière première pour colorier les parois du coeur, le mystère de la plume qui tente de parfaire le langage d'une poétesse comme moi : "Le plus connu d'entre nous est celui qui a le plus besoin de sel et de pain"

 

Journal AL-AHRAR - samedi 27 février 199

 

Rachida MohammediRachida Mohammedi

  1. Rachida Mohammedi

Rachida Mohammedi is a poet and translator. Recipient of numerous awards, Mohammedi authored six books of poetry (in Arabic) and translated 4 poetry collections from Arabic to French, including a volume of poems by Iraqi writers. As a journalist and commentator, Mohammedi covered the past war in her country and in Iraq during the embargo. She is Algerian and currently resides in Algiers.

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dimanche, 18 mai 2008

message de biskra

 
 
 
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BISKRA la reine des zibans

 

Biskra, la reine des Zibans, berceau de l'histoire des civilisation, porte du sud, a inspiré, par sa beauté ensorcelante, unique en son genre, un grand nombre d'artistes qui se sont mis à la glorifier, qui par la peinture, qui par la plume ; comme elle a pu attirer plusieurs voyageurs et historiens qui par l'ont décrite dans leurs ouvrages et dans leurs récits de voyage , tels que Hérodote,Salluste,El-Bkri,Hassan El-Oazane et Ibn Khaldon. En réalité, l'évolution de cette ville au passé glorieux, s'est faite à travers une histoire caractérisée par des événements d'une grande importance et riche en victoires et en batailles, au cours desquels se sont distingués des hommes de grande valeur. Cette admirable wilaya constitue, en fait, une véritable richesse et un patrimoine historique naturel exceptionnel : sa position géographiques particulière, son climat tempéré, ses sources thermales thérapeutiques, ses potentialités touristiques diversifiées, ses différentes facettes culturelles ainsi que ses repères historiques de renommée. À savoir, le mausolée de Okba Ibn Nafaa El-Fehri, les vestiges de la bataille zaatchas, la zaouia El-Athmania, les mosquées de Sidi-Khaled et de Ouled-Djellal, auxquels s'ajoutent beaucoup d'autres symboles qui illuminent le ciel de Biskra, la reine des Ziban, qui porte sur sa tête une couronne éclatante de beauté. En Fait, il est difficile aujourd'hui de parler de Biskra sans évoquer ses potentialité et ses efforts inlassables pour se moderniser et se développer, dans une optique garantissant une harmonie totale entre l'acquisition des leviers de l'émancipation et la préservation de son originalité et de son authenticité, qui se manifestent avec éclat et spontanéité à travers l'élan de bonté et de générosité de ses habitants. Tous ces facteurs et toutes ces données distinctives font de Biskra la mecque de beaucoup d'admirateurs et la destination préférée de touristes de tous les horizons. Aujourd'hui, Biskra souhaite la bienvenue et ouvre grands ses bras et son cœur à tous ceux qui aspirent au repos, à la détente et à la découverte, mais aussi à tous ceux qui désirent réaliser des investissements fructueux et durables.

MR AGOUDJIL Saad

 (Voir l'article original)

 
 -peinture de Mouada Abdelali (né a Biska vit a Paris)
 
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